Comment aller vers une production en flux tendu

Tout connaître sur la production en flux tendu

Produire en flux tendu

La production en flux tendu provient du secteur de l’automobile. Aussi appelée « juste-à-temps » ou « zéro-délai », le flux tendu est une technique de production dérivée du toyotisme. Son objectif : réduire à zéro les stocks de matière première et de produits finis pour réduire les coûts et minimiser/optimiser les délais.

Le flux tendu correspond à l’ensemble du flux de la supply chain, aussi bien en amont qu’en aval : fournisseurs, achats, transport d’achats, stocks, production semi-fini, logistique produits finis, transport jusqu’au client, etc. Le flux tendu passe aussi par les commandes de vente, le traitement des commandes de vente et les prévisions de vente, donc par des aspects industriels et commerciaux.

Dans une entreprise, le flux tendu implique les services directement en relation avec la supply chain, ce qui inclut :

> la logistique,
> les approvisionnements,
> des aspects de vente, parce que le flux tendu s’appuie beaucoup sur des prévisions.

Les deux méthodes de production en flux tendu

1. La production en flux poussé

La production est réalisée en fonction des prévisions de ventes. Vous avez des prévisions de ventes précises et régulières ? Vous allez donc produire en fonction de ces prévisions et lorsque vous aurez des commandes clients qui arriveront, vous pourrez les livrer.

Plus les ventes sont proches des prévisions, moins il y aura de stock mobilisé.

L’entreprise va donc mobiliser de l’argent, pour acheter des matières premières, payer les salariés, utiliser des moyens de production, sans garantie de vente. Il faudra gérer des frais de stockage du produit.

2. La production en flux tiré

La production est réalisée en fonction des demandes réelles. Vous attendez de recevoir les commandes des clients, et à la réception de ces dernières, vous fabriquez et approvisionnez vos clients au fur et à mesure.

Par exemple un constructeur automobile attend qu’un client achète une voiture neuve pour modifier sa supply chain. Le stock de pièces est ainsi conservé chez le fournisseur qui doit réagir très vite aux variations de la demande. Idem côté production et côté client : il faut pouvoir être réactif et se dire « nous allons éventuellement livrer un client tous les jours ».

L’objectif « zéro stock » : atteignable ou pas ?

Mais est-il réellement possible de réduire à zéro le stock de matières premières et de produits finis ? Aujourd’hui non. Nous ne réduisons pas à zéro le stock mais on nous le réduisons au maximum. L’objectif est de minimiser le plus possible le stock pour :

> Réduire la valeur de stock,
> Réduire la logistique nécessaire pour stocker les produits.

Nous essayons de réduire la durée pendant laquelle les produits, que ce soit les matières premières ou les produits finis, restent en stock.

En plus de répondre à ces différents points, la production en flux tendu doit aussi être en accord avec les autres objectifs d’une entreprise. L’entreprise doit au préalable savoir quels sont les produits qu’elle livre et quels sont les produits qu’elle propose à ses clients.

Mais comment aller vers une production en flux tendu ? Tout dépend des autres objectifs à atteindre. En réduisant les stocks de matière première, de semi-finis et de produits finis ? Alors il faut beaucoup de fluidité aussi bien en amont (fournisseur, transporteur fournisseur, etc.) qu’en interne (moyens de production, transports vers les clients, etc.).

Les limites de la production en flux tendu

Il y a parfois des limites liées à la qualité, aux pertes dues à la production, ou aux pertes de qualité de matière. Si la perte connaît des variations, la perte éventuelle doit être couverte par plus de stock. Si le flux tendu est bien mené, vous n’avez pas à réduire à zéro le stock de matières premières et de produits finis. Vous pouvez avoir un pourcentage de pertes assez important, ce qui vous oblige à couvrir cet écart de perte. Ce qui importe le plus, ce sont les prévisions, ainsi que la dépendance et la mobilisation de tous les acteurs autour de la supply chain : aussi bien les fournisseurs que les acteurs du transport en approvisionnement, de la logistique, de la production, du transport vente et de la partie marketing et commerciale.

Le 28/01/2019

François Frapsauce

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