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Les 3 meilleurs amis de votre chaine logistique : équilibre, flexibilité et SI en béton

La gestion de la chaine logistique a fortement évolué ces dernières années et principalement à deux niveaux. Premièrement, dans la définition de son périmètre d’actions et des nouvelles problématiques avec lesquelles elle doit composer (multiplication des sourcings, raccourcissement du cycle de vie des produits, normes environnementales, etc.). Deuxièmement, dans ses processus opérationnels avec la nécessité de savoir où se trouve la marchandise à l’instant T (traçabilité), l’acheminement sous température dirigée, le management des prestataires 1PL, 2PL, 3PL, 4PL voire 5PL ou la gestion des slots de livraison de plus en plus précise. Alors concrètement, comment faire face à ces défis ? Réponse : savoir marcher sur un fil, s’entourer de prestataires solides et être équipé d’un bon système d’information.

#1 Gérer sa chaine logistique avec équilibre pour anticiper et gérer les risques

Comme nous l’avons évoqué dans notre article sur la transformation digitale de la supply chain, la gestion de la chaine logistique ne se résume pas simplement au flux commande > livraison > facture . (Bien) gérer sa supply chain demande tout d’abord une bonne capacité d’anticipation afin d’organiser vos flux logistiques tout en souplesse et flexibilité. Pour cela vous devez disposer…

  • - Des prévisionnels de ventes et d’achats en ligne, d’alertes sur l’évolution de ceux-ci, pour négocier/adapter ses circuits d’approvisionnement.
  • - D’indicateurs de performances sur le respect des délais de livraison fournisseurs, la qualité des produits livrés et le coût de la tonne/kilomètre.
  • - D’un suivi des plannings d’approvisionnements pour les contrats cadres, afin de suivre les quantités livrées par rapport aux quantités contractées.
  • - De plans de transport optimisés pour gagner du temps, réduire les coûts et limiter les stocks.
  • - De feedbacks de vos prestataires pour prévenir notamment les ruptures de stocks, en cas de production particulièrement tendue.

 

Il est également nécessaire d’avoir une vision stratégique visant à trouver un équilibre entre optimisations et risques en…

 

  • - Disposant de plusieurs scénarios d’approvisionnements et ainsi prévoir en fonction de la saisonnalité, des variations des coûts de transports, des aléas climatiques ou des grèves.
  • - Évaluant ses fournisseurs sur deux objectifs : l’efficacité (la qualité recherchée au meilleur coût) et la réactivité (la rapidité et la flexibilité).

#2 Choisir des prestataires solides pour…consolider sa chaine logistique

Dans la pratique, votre capacité d’anticipation et une stratégie solide ne suffiront pas. La fluidité de votre chaine logistique dépendra également de la qualité de vos intermédiaires. Leur rôle est d’assurer le lien entre votre client et vous, tout en vous évitant un maximum d’ennuis…rien que ça. Un choix de prestataires à ne pas négliger donc.

Gestion physique de vos flux

Faire appel à un spécialiste 1PL, 2PL ou 3PL permet de ne pas avoir à supporter le coût potentiellement important du transport, de l’entreposage, voire de la préparation de vos marchandises. Se libérer des problématiques liées à ces seules activités et pouvoir se concentrer sur son cœur d’activité, est un autre gros avantage.

Schéma de la chaine logistique par niveau d’externalisation

Schéma de la chaine logistique par niveau d’externalisation*

Comment choisir ?

Rappelez-vous toujours et encore (et encore) que votre client est au bout de la chaîne. Dans le cas d’une externalisation de la gestion logistique de vos flux, la satisfaction et la fidélité de votre client dépendra forcément de la qualité de prestation de votre ou vos intermédiaire(s) (respect des délais de livraison, respect des normes, etc.). Alors au-delà du cahier des charges, sur la base de quels critères devez-vous faire votre choix :

  1. 1. Le volume de vos stocks et la complexité de vos flux logistiques : ils détermineront le niveau d’externalisation le plus adapté à votre entreprise. Dans le cas d’une chaine logistique peu complexe, vous pouvez ne faire appel qu’à un simple transporteur et gérer vous-même l’entreposage et la préparation de vos commandes.
  2. 2. La connaissance des problématiques liées à votre secteur par le prestataire : en vérifiant s’il a des références aux contraintes similaires aux vôtres dans son portefeuille client, vous minimisez les risques.
  3. 3. La localisation par rapport à vos sites d’implantations : plus votre transporteur est proche de vous géographiquement, plus il vous sera facile de vous rendre sur place en cas de problème ou d’imprévu.
  4. 4. La compatibilité de vos systèmes d’information : en plus des exigences à avoir en termes de traçabilité produit, il faut garder à l’esprit que vos données vont devoir transiter entre plusieurs systèmes d’informations. Si vous en avez la possibilité, privilégiez un prestataire utilisant la même technologie que vous. Au minimum, assurez-vous de la compatibilité de vos solutions informatiques.
  5. 5. La compatibilité de vos équipes : c’est toujours utile de le rappeler, l’aspect humain est réellement à prendre en compte lorsque les enjeux sont importants. Sollicitez des rencontres avec les responsables d’entrepôts sur site et éventuellement avec quelques clients du prestataire. La nature des réponses à ce type de requêtes constituera déjà un premier élément de réponse.
  6. 6. La Flexibilité : un prestataire aux reins solides saura gérer les imprévus et le fera avec réactivité.

 

Gestion informatique de vos flux

Lorsque la gestion de votre chaine logistique devient réellement complexe, un prestataire 4PL/5PL peut vous proposer une externalisation complète, incluant la gestion informatique de votre chaine logistique. Il coordonne l’ensemble des flux logistiques et d’informations entre votre client et vous. Il est à la fois l’huile et les rouages de votre supply chain.

#3 Equiper votre chaine logistique d’un système d’information digne de ce nom : le cas d’Eurovanille

Comme nous l’avons vu dans notre article sur les 7 règles d’or pour booster sa gestion supply chain, la tendance est actuellement au système d’information commun ou à des systèmes connectés entre eux. Au minimum, connecter votre SCM à votre ERP et votre SI permet de fluidifier les transferts de données. Faut-il encore être bien équipé.

Pour accompagner sa forte croissance à l’international et optimiser sa chaine logistique, Eurovanille a choisi en 2011 de se doter d’un ERP (Microsoft Dynamics NAV) en faisant confiance à Isatech. Le principal enjeu était le calcul des besoins et l’optimisation de la gestion de ses différents processus de gestion (production, planification, ordonnancement, logistique, pilotage et contrôle de gestion), avec notamment comme objectifs :

 

  • - Suivre et optimiser la production en fonction des prévisions de vente
  • - Acheter et gérer les stocks au plus juste
  • - Faciliter les exportations

 

La valeur absolue des stocks en baisse de 300K€

Grâce à son ERP, Eurovanille a rapidement pu suivre de manière précise toutes les étapes de production, de les cadencer et de les ordonnancer intelligemment. Il était notamment essentiel d’enregistrer tous les temps pour vérifier les prix de revient de chacun des articles. Les coûts de stockage ont également fortement diminué. « Grâce à un calcul de besoin intelligent et une gestion des stocks plus rigoureuse, nous avons baissé à l’époque la valeur absolue de nos stocks de 300K€. C’est considérable et cela représentait à peu près 30% de la valeur de notre stock. » Laurent Bourgois, dirigeant d’Eurovanille.

Enfin l’ERP a rendu possible la création d’un seul article avec automatisation des traductions en plusieurs langues. « Une même facture peut être éditée en plusieurs langues. C’est un gros avantage pour nos commerciaux. Nous avons des remarques positives de nos clients. Nous leur facilitons la vie, ils sont donc satisfaits. »

Lors de la mise en place de son ERP, Eurovanille comptait 75 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 12M€. 6 ans plus tard, l’entreprise Pas-de-Calaisienne compte 180 salariés pour 26M€ de chiffre d’affaires. Un exemple à suivre…

 

En conclusion pour bien gérer sa chaine logistique, en plus de vos qualités d’équilibriste et d’anticipation, il est conseillé de vous entourer de prestataires fiables avec lesquels vous pourrez échanger en temps réel, et de vous équiper d’un ERP performant. Ce dernier notamment, vous aidera à trouver le juste équilibre entre optimisations et risques, à piloter l’ensemble du processus logistique en temps réel avec des indicateurs fiables, à mieux gérer la relation avec vos fournisseurs et à fluidifier le partage d’information entre les acteurs internes et externes à l’entreprise. Pour aller plus loin sur le sujet, n’hésitez pas à télécharger notre livre blanc « Optimisation de la Supply Chain ».

Le 20/07/2017.

*On trouve également un autre type de classification positionnant l’industriel en 1PL, le client en 2PL et les intermédiaires en 3PL et 4PL.

Christophe Jourdan

Christophe Jourdan

Responsable avant ventes grands comptes, Expert Dynamics AX, Isatech

 

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