Jérôme Bazin le dirigeant d’Isatech, groupe de 7 millions d’euros de chiffre d’affaires en y intégrant les activités de sa filiale Innexa (informatisation des commissaires priseurs), considère que les problèmes des ressources humaines “sont difficiles”. “Aujourd’hui, précise le dirigeant, ce n’est plus la technique qui tire le marché, il nous faut des collaborateurs qui s’intéressent à leur environnement. Car les décisions informatiques des entreprises appartiennent aux dirigeants et plus seulement aux responsables informatiques”. Pour Isatech, Jérôme Bazin estime qu’il n’existe, à ce jour, pas d’école formant aux compétences nécessaires. “Les entreprise vont avoir à moderniser leurs ERP (Enterprise Resource Planning) à court et moyen terme, de bonnes perspectives de croissance s’ouvrent à nous. Mais aucune école ne forme réellement aux problèmes des ERP”, continue le dirigeant. Toujours d’après son expérience, les écoles préparent essentiellement des ingénieurs systèmes quand la pénurie se situe au niveau des applications. Isatech recrute donc des généralistes et assure leur formation en interne pendant 3 à 6 mois. Une dizaine de postes sont ainsi prévus à court terme. Les candidats retenus seront titulaires d’un Miage ou d’un DUT voire d’un DESS de gestion. Les personnes concernées sont généralement d’un niveau compris entre Bac 4 à Bac 5. La formation s’effectue dans le cadre de l’entreprise avec des cours académiques et un suivi précis par les collaborateurs chevronnés avec lesquels ils vont travailler en doublon. “Nous les envoyons aussi chez les éditeurs de logiciels avec qui nous sommes en relation”, continue le dirigeant.
Pour piloter les ressources humaines de l’entreprise formée de 70 collaborateurs, le dirigeant d’Isatech fait appel aux compétences d’une responsable RH en temps partagé. “Elle organise les plans de recrutements, pilote les problèmes de formation des équipes”. Pour se faire mieux connaître de son environnement économique et universitaire, Isatech participe aussi à des interventions dans les grandes écoles, à l’IGR de Rennes, le CESI de Saint-Nazaire. De plus, Isatech pilote chaque année 4 à 5 stagiaires, mais se refuse à récupérer des compétences chez ses concurrents.









